La Planète des singes

La Planète des singes écrit par Pierre Boulle en 1965, France.

Un des plus grands classiques de paralittérature jamais écrit. Sa renommée est si grande que l’oeuvre a transcendé l’auteur lui-même. Qui n’a jamais entendu parlé de la Planète des singes? Presque tout le monde, même si cela n’est qu’une vague et lointaine connaissance. Qui a entendu parlé de Pierre Boulle? De mon côté, je n’avais jamais entendu ce nom avant de lire le roman.

La Planète des singes illustre un phénomène de société assez intéressant. En effet, l’exposition à ce phénomène a fait en sorte que la Planète des singes soit entrée dans l’Histoire de la littérature. Quel est ce phénomène? La déshumanisation de l’espèce humaine.

On explore à travers les pages un monde nouveau dans ce livre divinement écrit- chaque phrase a son sens, gare à celui ou celle qui tentera de lire en diagonale: il ou elle risque de ne rien comprendre rendu(e) au bas de la page. Un monde où les singes sont les humains et les humains sont les singes. Les singes règnent sur la planète, tandis que les hommes servent de champs d’études et de divertissement. On en vient à la conclusion que les singes, ils sont nous. Nous observons des créatures dans des laboratoires, nous effectuons des battues afin d’obtenir de « magnifiques » trophées de chasse… Bref, Pierre Boulle démontre de façon troublante notre humanité à travers les actions de singes intelligents.

La Planète des singes a réussi à traverser les années, car cette oeuvre répondait à une crainte humaine: la perte de notre humanité; la perte de ce qui fait de nous des humains, la perte de ce qui fait de nous une civilisation humaine.

« Qu’est-ce qui caractérise une civilisation? Est-ce l’exceptionnel génie? Non: c’est la vie de tous les jours… […] » (Pierre Boulle, 1965)

L’idée que des singes puissent devenir supérieurs aux hommes par imitation est insupportable. [Les singes auraient conquis les hommes en imitant leur civilisation, pour ensuite les chasser.] L’idée que des humains puissent devenir sauvages à force de maltraitances de la part de l’autre espèce est horrible.

Ce concept a hanté les lecteurs de l’époque. L’oeuvre nous force à se poser des questions: Sommes-nous vraiment supérieurs aux autres espèces? Avons-nous vraiment le droit de nous considérer comme tels? Et la véritable question, LA question: Qu’est-ce qui forge l’humanité?

Qu’est-ce qui forge l’humanité? Qu’est-ce qui fait de nous des Hommes avec un grand H? 

Gaby

 

 

Publicités

Carnet de citations

J’ai déjà mentionné la volonté de laisser une marque dans cet Univers numérique… mais je tiens, depuis quelques mois, un carnet rempli de citations écrites à la mains. Ainsi, je laisse ma marque de façon old fashion. Ce sont des citations lCarnet de citationsues dans des livres, entendues dans des émissions, aperçues sur les réseaux sociaux, etc. Les mauvaises langues pourraient affirmer que les sources de ces citations ne sont pas très sérieuses, crédibles ou même enfantines. Je ne suis pas de cet avis. Pourquoi? Parce que l’on peut tirer des leçons partout, tout ce qui nous entoure peut nous enseigner des leçons; du petit oiseau au professeur d’université en passant par l’itinérant affamé et la mère épuisée. Selon moi, ce serait snob que de rejeter des conseils de vie sous prétexte que la provenance n’est pas fiable. Bref, les citations recueillies dans ce carnet proviennent de partout! Elles proviennent de ma vie; de la vie qui m’entoure!

Je souhaitais en partager quelques-unes avec vous aujourd’hui! En espérant que les mots vous fassent réfléchir, vous fassent sourire; ou peu importe l’émotion! Ce sont simplement la beauté des mots qui comptent.


  1. « Si tu peux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux. » – J.K Rowling, Harry Potter et la Coupe de feu, Éditions Folio Junior, p. 554
  2. « La jeunesse ne peut savoir ce que pense et ressent le vieil âge. Mais les hommes âgés deviennent coupables s’ils oublient ce que signifient être jeune… » -J.K Rowling, Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Éditions Folio Junior, p. 981
  3. « C’est l’inconnu qui nous fait peur quand nous contemplons la mort ou l’obscurité, rien d’autre. » – J.K Rowling, Harry Potter et le Prince de Sand-Mêlé, Éditions Gallimard, p. 622
  4. « […] peut-être que les plus aptes à exercer le pouvoir sont ceux qui ne l’ont jamais recherché. » – J.K Rowling, Harry Potter et les Reliques de la mort, Éditions Gallimard, p. 766
  5. « Tu ne vas jamais ressembler à la fille d’un magazine, car même la fille du magazine ne ressemble pas à la fille du magazine. » Inconnu, Facebook
  6. « Don’t light yourself on fire trying to brighten someone else existence. » -Inconnu, Facebook
  7. « Nous sommes des archéologues préhistoriques fouillant les ruines du futur. » -Dan Wells, Fragments, Éditions Wiz Albin Michel, p. 313.
  8. « If you want something you never had, you have to do something you’ve never done. » -Inconnu
  9. « La peur peut être bonne […]. Elle peut te maintenir en vie. Mais ne la laisse pas te contrôler. Ne la laisse pas semer le doute en toi. Lorsque la peur prend le dessus, combats-la avec plus puissant qu’elle: ton esprit. Ton coeur. » – Sabaa Tahir, Une braise sous la cendre, Éditions PKJ, p.496.
  10. « Qui décidera de ce qui est plus horrible à voir, ou des coeurs désséchés, ou des crânes vides? » -Balzac, Le père Goriot, p.23
  11. « […] tant qu’un coeur bat, tant que sa chair palpite, je n’admets pas qu’être doué de volonté laisse en lui place au désespoir. » -Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, p. 284
  12. « Ils se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue. » -Simone de Beauvoir
  13. « On finit d’habitude à avoir raison de quelqu’un d’intelligent, ne fût-ce qu’en lui démontrant que ses réponses ne tiennent pas debout. Un imbécile se contente de nier, en dépit de l’évidence. » – Simenon, Maigret et le corps sans tête, p. 118
  14. « Depuis des millénaires, les plus beaux esprits ont écrit les plus nobles visions du monde dans les livres les plus admirables. Avez-vous l’impression que leurs idées ont servi  à quelque chose? » – Amélie Nothomb, Les Combustibles, Le livre de poche, p. 74.
  15. « À quoi sert-il d’exposer une vision du monde si le monde s’en fout? » – Amélie Nothomb, Les Combustibles, Le livre de poche, p. 74.

Quelle est votre citation préférée? Je vous dirais que je les aime toutes pour différentes raisons! 😉

Gaby

P.s.  Vous avez sûrement remarqué  les quatre premières citations. Elles proviennent  de la série Harry Potter… Et oui! Je suis de ces personnes en inconditionnel amour avec ces livres. Peut-être qu’un jour, j’expliquerai pourquoi… dès que je trouve la réponse moi-même!

 

Vigne verte & porte bleue

 

Mur & vigne
Vu à Bruges, Belgique.

Ceci est une photo prise sur un coup de tête lors d’une marche dans les petites rues non-fréquentées de la ville appelée la Venise du Nord (alias Bruges). La photo me permet de me rappeler que la beauté existe partout. Qu’il faut simplement y prêter attention, car l’on peut vite passer à côté.

Gaby

P.s. C’était une simple petite note pour partager cette magnifique photo. Ce serait la gaspiller que de la laisser moisir dans mon téléphone cellulaire, cachée de tous. 😉

P.p.s. La citation au-dessus de la porte signifie en néerlandais: « Dans la richesse étroite » (selon Google Traduction) 😉

À 100 kilomètres/heure

routeAvez-vous déjà eu l’impression que votre vie avance à 100 kilomètres/heure? Que tout se précipite en même temps?

Parfois, il me semble qu’il y a tant que choses à accomplir que j’en deviens essoufflée. Essoufflée, et d’un autre côté, j’ai le sentiment de ne pas en faire assez pour effectuer toutes mes tâches, compléter tous mes projets, entretenir toutes mes relations… Des choses que je sais que je pourrais donner le meilleur de moi-même, que je voudrais donner le meilleur de moi-même, mais que, par faute de temps, je ne fais pas. Je trouve tout ça très frustrant. Combien de fois aurais-je aimé étudier plus longtemps pour un examen sans le pouvoir, car il y en avait un autre à étudier tout aussi important? Résultat: je n’étudiais pas assez pour aucun des deux.  Combien de fois ai-je souhaité avoir le temps de passer plus de temps avec mon entourage, mais qu’à cause de toutes autres obligations, cela devenait un vrai casse-tête de logistique voire une gestion impossible? Trop souvent malheureusement… Je suis toujours entrain de me dire: « Ahh, plus tard, j’aurai le temps! Il me reste des dizaines d’années devant moi! ». J’ai peur, qu’un jour, je me réveille dans une maison de retraite et de n’avoir absolument rien accompli…

Bref, le message que je souhaite passer, est qu’il est très important de connaître ses priorités afin de ne pas passer à côté de belles occasions, de ne pas les laisser filer entre nos doigts.  Et pour ça, il est nécessaire de bien se connaître… Ce qui est l’un des plus grands défis de notre vie humaine… Personne n’a dit que c’était facile d’avoir une vie qui roule à 100 kilomètres/heure…

Gaby

Ici et maintenant.

Avez-vous déjà vécu ce sentiment de bien-être total, un sentiment si intense que cette impression vous suit le reste de votre vie? Un sentiment de pur bonheur sans être joyeux ni triste, le sentiment de vivre pleinement, d’avoir une place dans ce monde immense et petit à la fois?

Je peux affirmer avoir vécu ce sentiment à quelques reprises. Les moments où j’ai senti que je vivais, que chacune de mes cellules fonctionnaient afin de me garder en vie. Ces moments, ai-je découvert, sont des moment où je vivais dans l’instant présent, sans soucis, sans buts pré-définis, sans regard vers le futur. Des moments où je ne faisais qu’exister et apprécier…

Ce sentiment je l’ai ressenti les fois où je suis  partie en camping avec un groupe de jeunes, comme moi, des inconnus. Bien que c’était pour l’école, ce paramètre s’effaçait pour laisser place à la vie simple. Une vie où l’on doit couper du bois pour allumer un feu, allumer un feu pour bouillir de l’eau, bouillir de l’eau pour préparer une soupe… En fait, ce sentiment de pur bonheur m’a frappé pour la première fois durant mon initiation à une fin de semaine de ce genre. J’étais assise autour d’un feu, me réchauffant après une longue journée à bord d’un canot. J’observais cette boule de gaz, cette chose si étrange qu’on appelle le feu… Le Soleil tardait à se coucher. Le vent me caressait le visage. Les feuilles et les branches sur lesquelles j’étais assise me piquaient les jambes.  Le bruit de l’eau me berçait. Les odeurs de la forêt ensorcelaient mon odorat. C’est à cet instant précis que j’ai su que j’étais heureuse. Que j’étais à l’endroit exact où je devais être. Ici et maintenant.

Ici et maintenant. Les mots parfaits pour décrire le sentiment que je ressentais, bien que j’ai entendu ces mots seulement par après.

Ici et maintenant. Les mots parfaits pour illustrer ce que je souhaite à tous de vivre au moins une fois dans sa vie.

Ici et maintenant. Des mots que je répète, des mots qui me sortent de ma torpeur et qui me forcent à réfléchir sur ma vie, sur le moment présent.

Ici et maintenant. Des mots qui démontrent la beauté de ne rien souhaiter, de ne rien planifier, de ne rien espérer. C’est en souhaitant être ailleurs que l’on se perd. C’est en souhaitant toujours plus que l’on devient malheureux. Et si, le bonheur était de ne rien souhaiter et d’apprécier ce que la vie nous offre? Tout ça semble beaucoup plus facile à dire qu’à faire, je vous le concède…

Gaby

P.s. Un homme qui a compris l’exactitude de ces mots et qui les a appliqués à la lettre est Chris McCandless. Sa vie est racontée dans le livre Into the wild (et dans une version cinématographique du même nom). C’est une histoire tout simplement inspirante qui donne le goût d’avoir des ailes et de s’envoler.

L’Univers

L’Univers… Cette immensité qui nous entoure. Si présente que l’on ne la ressent plus… Et pourtant, l’Univers est la base de tout.

Nous sommes parfois si absorbés par notre petit Univers que l’on oublie qu’il existe un univers encore plus gigantesque. Un Univers si grand que l’on ne sait pas où il finit… N’est-ce pas effrayant? Effrayant de comprendre que l’on est rien comparé aux étoiles. Et en même temps si réconfortant de savoir que l’on est qu’une petite chose parmi tant d’autres. Cette impression de petitesse minimise nos erreurs, nos mauvaises expériences et nos défauts. Est-il si grave de ne pas être le plus beau ou la plus belle? De ne pas être le plus intelligent ou la plus intelligente? Il est alors rassurant de penser à l’infinité de l’Univers, de savoir que, sur Terre, on ne sera jamais seul. Il y aura toujours une personne, un animal, une couverture réconfortante, un verre d’eau glacée pour nous faire sentir vivant quand l’on a besoin de se faire réveiller. Tant que l’on a la force de sa battre et de garder la tête sur les épaules.

Gaby

 

Frappée par la foudre

Frappée par un éclair, frappée par la foudre, frappée par une envie soudaine d’écrire, une envie soudaine de laisser ma marque dans cet Univers virtuel.

Néanmoins, ce n’est peut-être pas une envie si soudaine. C’est plutôt une idée qui cogite dans ma tête depuis longtemps. Cette envie d’écrire que la peur a entravée; la peur de l’échec, la peur de rencontrer un mur, la peur du changement, la peur de découvrir que, finalement, l’écriture, ce n’est pas pour tout le monde, y compris moi…

Cependant, une dame, une dame qui aide les étudiants universitaires, comme moi, à construire un CV qui permettra d’ouvrir une fenêtre, et même une porte, vers le monde du travail, m’a convaincu de me lancer à l’écriture. Tout ça dans le but de me tailler une place. Une place dans le monde du travail. Un monde qui fait tant peur, un monde inconnu où l’on peut se perdre si facilement, un monde qui empêche tout retour en arrière.

Finalement, le monde du travail est un peu comme cet Univers virtuel, un monde à part. Une fois que l’on y entre, on ne peut plus reculer. On peut changer de voie, tenter de tout recommencer, mais rien ne s’efface à jamais. On peut supprimer des dossiers, déchiqueter des papiers, modifier les mots dans le but de transformer la vérité, mais le fait est que l’on ne peut rien changer. La trace de ce passage restera à jamais graver dans l’Histoire, dans notre histoire. Une fois que l’on goûte à quelque chose, bon ou mauvais, la saveur restera à jamais sur notre langue. Il est difficile d’effacer la mémoire, tant la mémoire humaine que la mémoire d’un disque dur, sans en subir les conséquences.  Une expérience reste à jamais imprégnée dans notre corps. Elle devient une partie de l’ADN de chacun d’entre nous, pour forger qui nous sommes. Ces expériences changent à jamais la vision que l’on porte sur le monde… Pour le meilleur et pour le pire.

Et c’est peut-être cela qui me fait peur, cette peur de ne jamais pouvoir revenir en arrière. Cette peur de ne jamais revoir cette enfant timide et calme que j’étais. Ou encore d’oublier cette adolescente qui n’a pas eu le temps de grandir.

Et maintenant, je suis cette fille, une fille emplie de peurs. Cette fille qui a été frappée par un éclair à retardement, un éclair qui ne manquait qu’une petite étincelle de courage pour exploser…

Bref, voilà! C’est fait. Le premier billet d’un blogue. Le premier billet de MON blogue. Le premier pas vers le changement.  La route va être longue . Mais l’Univers est si grand …  Tellement rempli de possibilités qu’il est quasi réconfortant de savoir qu’il en existe des millions. Des possibilités de quoi, demande-t-on? Et pourquoi serait-ce réconfortant? Et bien, cela reste à découvrir…

Gaby   éclair .png